Général

5 marathons qui me font rêver

Introduction

5 marathons qui me font rêver ou 5 marathons dont tout le monde rêve ?

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. J’ai hésité exactement 3 minutes dans le choix du titre de cet article. Soit exactement 10 fois moins que d’habitude. Oui, je suis “bleu” si j’en crois la méthode 4Colors (ainsi que l’intégralité des gens qui me connaissent). Un “sois parfait” que le perfectionnisme et le rationnel rassurent. Je suis peu “jaune” et ce manque ce créativité explique en partie le côté épuré du blog. Bref.

Je vous ai mis un lien concernant cette méthode d’analyse personnelle et vous vous demandez que rapport cela peut bien avoir avec la course à pied ? Et bien je vous invite à lire l’article et à vous situer “sportivement” dans la couleur qui vous ressemble le plus. Vous verrez : il est troublant de se retrouver la plupart du temps dans un schéma très spécifique.

J’ai donc choisi choisi d’intituler cet article “5 marathons qui me font rêver” parce que le sujet est totalement subjectif. Et aussi parce que je fais ce que je veux : je suis l’auteur !

Paris

Il était évident de devoir commencer par là pour moi. Paris, c’est le premier marathon que j’ai couru. C’était le 12 avril 2015. J’intègrerais prochainement un lien ici vers le résumé de ma course (qui n’est pas encore publié pour le moment).

 

Pourquoi il me fait rêver ?

Avant tout, parce que je le connais (2 participations) mais aussi parce que même si j’y ai réalisé mes chronos les moins intéressants, son accessibilité et son organisation sont particulièrement au top. La première édition s’est déroulée en 1976. Il s’agit donc d’une course établie. La course se déroule le premier dimanche d’avril chaque année.

Paris, c’est un grand et gros marathon. Tout le monde n’aimera peut-être pas, mais le marathon est un sport de masse. À mon sens, un bon marathon rimera donc souvent avec un nombre important de participants et de spectateurs. Et justement, Paris est le plus grand marathon du monde en nombre d’inscrits (60 000) et le deuxième plus grand en nombre de finishers, juste après New-York. Et tout ça, sans devoir passer par une phase de tirage au sort.

Environ 250 000 spectateurs encouragent les participants sur près des deux-tiers de la course. Mais c’est d’un point de vue touristique que ce marathon se défend le mieux. Notre Dame, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Fondation Louis Vuitton, Champs-Élysées : les passages devant les lieux culturels et symbolique de la ville sont extrêmement nombreux ! On en prend plein les yeux.

La France étant la première destination touristique mondiale, Paris y fait honneur en terme d’offre d’hôtels, logements AirBnB et transports en commun. de plus, il est très facile de s’y rendre depuis n’importe où en Province. Qu’il s’agisse du train, de l’avion ou de la voiture.

Double bémol

Le business élevé au rang de l’excellence. Avec un dossard dont le prix est au minimum de 89 €, il pourra vous en coûter 119 € si vous ne vous inscrivez qu’en septembre (soit 6 mois avant l’épreuve). Les forfaits peuvent même grimer jusqu’à 280 € pour des prestations pas toujours utiles ou dont il est parfois difficile de pouvoir en bénéficier effectivement. Comme le petit déjeuner le jour de la course…

Le greenwashing : un marathon qui déclare un bilan carbone 100% compensé tout en ayant distribué 600 000 bouteilles d’eau en plastique se trompe de stratégie.

En résumé

Un marathon idéal pour les débutants, à faire au moins une fois dans sa vie et dont le ratio running / tourisme est excellent. Mais dépensez intelligemment quand vous vous inscrivez et emportez votre gourde réutilisable.

New-York

Les États-Unis laissent rarement insensible. On aime ou on déteste. Et moi j’adore !

Pourquoi il me fait rêver ?

New-York, New-Yooork ! Mon rêve Américain à moi. Après y avoir renoncé une première fois pour ne pas y aller sans mon coéquipier habituel, je n’ai pas été récompensé de cette fidélité puisqu’il y participera tout seul l’année suivante… Autant dire que je l’ai en tête depuis 3 ans et que je m’impatiente après 2 participations infructueuses au tirage au sort. Il se déroule chaque premier dimanche de novembre.

Les chiffres de ce marathon sont Américains eux-aussi. 100 000 participants au tirage au sort, 50 000 coureurs au départ de la course, 2,5 millions de spectateurs sur le terrain et un dossard à 250 €. Le marathon de New-York impact à lui seul 415 millions de dollars de revenus pour l’ensemble des acteurs économiques de la ville, dont 3 millions sont facturés par la police de New-York aux organisateurs de la course. À ce prix-là, vous avez droit au survol de la course par les hélicoptères de la NYPD et une protection militaire renforcée. What Else ?

Mais au-delà de ces chiffres ahurissants, New-York est peut-être la seule mégalopole au monde où l’on peut découvrir sites touristiques, loisirs et activités totalement décalées tout en se sentant chez soi. Le cinéma et les séries TV n’y sont pas pour rien et franchement, ça me fait rêver ! Sans compter le nombre incroyable d’équipes sportives de haut niveau que compte la ville dans des sports mineurs ou totalement inexistants chez nous.

Le bémol

Seulement 10 000 dossards sont ouverts aux étrangers sur les 50 000 mis en vente. Seule façon de contourner le très complexe système de tirage au sort : passer par un tour opérateur. Si cela vous garanti de participer au marathon, le budget explose. Sachant qu’il n’est pas question d’aller à New-York juste pour la course et sans sa petite famille, le rêve n’est donc pas accessible à tout le monde. Loin s’en faut. Il vous reste le choix de la patience : en effet, au bout de 3 participations consécutives au tirage au sort, vous êtes assuré d’obtenir un dossard. À condition de ne pas changer d’adresse mail…

En résumé

D’une difficulté modérée (dénivelé positif de 630 m, idem au négatif), New-York n’est pas le plus roulant des marathons et la météo peut se révéler très aléatoires. Tourisme, défi et rêve américain : pour un marathonien amateur, c’est une étape incontournable.

Muraille de Chine

Dans l’esprit de chacun, la Chine est l’exacte opposée des États-Unis. Pourtant, de leurs ambitions hégémoniques à leurs réflexes de gigantisme, les parallèles entre ces deux cultures sont nombreux. J’ai donc envie de comparer. Mais pas seulement.

Pourquoi il me fait rêver ?

L’Asie me fascine. Et la chine en tête. J’aurais du mal à détailler exactement pourquoi mais j’ai ce réflexe de pensée positive dès que l’on aborde le sujet. Contrairement aux autres marathons (qui m’ont attiré vers un pays), la Chine m’a poussé à rechercher la course idéale. La bonne “excuse” incontournable pour m’y rendre.

Pour moi, la Chine est avant tout une étape culinaire IN-CON-TOUR-NABLE ! La meilleure cuisine au monde (mais d’un tout petit peu) après notre cuisine Française. Et cela est avant tout lié à l’extraordinaire diversité de leurs plats. Elle a inspiré les cuisines du monde entier sans même que l’on ne s’en rende compte. Alors je veux aller en Chine et profiter comme toujours de l’intérêt touristique proposé mais aussi goûter autant de plats qu’il sera possible. Et mon meilleur allié pour dépenser les inévitables calories qui vont avec, c’est un bon marathon bien costaud.

Bon, soyons honnête : Si la distance est bien de 42,195 Km, on est beaucoup plus proche du trail que du marathon classique. Environ 1 000 m de D+ (difficile d’obtenir un chiffre plus précis), dont 200 sur moins de 600 mètres au 35e km. Autant dire que les cuisses doivent chauffer menu. D’autant plus que la course se déroule tous les 3e dimanches du mois de mai et que la température moyenne est de 27°.  Elle peut même monter jusqu’à 35°. Et forcément, les zones d’ombre sont rares lorsque vous êtes juché sur un mur. Pour couronner le tout, vous devrez monter 5 164 marches tout au long du parcours.

Dans la mesure où les 2 500 participants passent à 17 reprises devant un ravitaillement, abandonner peut se révéler facilement tentant. D’ailleurs, le taux d’abandon frise régulièrement les 50%. Un challenge supplémentaire sur cette course.

Mais la course se déroule avant tout dans un cadre exceptionnel qui mérite bien une petite vidéo (n’oubliez pas de revenir sur l’article si vous visionnez la vidéo tout de suite).

Le bémol

Une partie du parcours se déroule sur une portion de mur qui n’a jamais été rénovée et où se blesser n’est pas rare. Bien qu’un participant Italien ait bouclé la course en 4 heures en 2018, la barrière horaire de 8h devrait dissuader bon nombre de coureurs d’y participer. Surtout si vous n’avez aucune expérience du trail. Cependant, une version semi-marathon vous est proposée, ainsi que la possibilité de stopper votre course au 32e km si vous êtes en-dessous des 6 heures. Vous serez considéré comme finisher, mais sans la médaille.

En résumé

La Muraille de Chine est le seul marathon où vous verrez des participants ramper. Il est considéré à juste titre comme étant l’un des marathons les plus durs au monde. Mais pour moi, c’est le prix à payer pour découvrir que la gastronomie Chinoise ne se résume pas qu’aux nems et à la sauce soja.

Athènes

Rien de tel que de revenir aux origines pour comprendre qui nous sommes et ce que l’on fait.

Pourquoi il me fait rêver ?

Athènes est mythique dans la grande épopée du marathon parce tous les ingrédients sont réunis pour en faire une légende :

    • Une belle histoire avec un héros.
    • La sacrifice d’un homme pour sa patrie.
    • Des faits invérifiables et donc contestés.
    • Une imprégnation contemporaine très forte.

Aux origines officielles mais controversées, le messager Phidippidès aurait rallié Athènes en courant depuis Marathon pour annoncer la victoire des Grecques contre les Perses.

Pour ceux qui se posent la question de l’intérêt de se taper en claquettes un run de 40 km pour annoncer un succès militaire, sachez que d’autres versions soutiennent qu’il venait en fait chercher de l’aide. Certains disent même que Phidippidès serait en fait le premier abandon officiel en ultra trail puisqu’il devait normalement rallier Sparte, située à 220 km de Marathon.

Bref, les marathoniens se font souvent vannés par les traileurs parce qu’ils ne seraient finalement que de gros fainéants et qu’il n’y a aucune gloire à courir sur une distance aussi courte. Et là, nous découvrons que notre mentor premier serait une parfaite caricature de cette théorie. Vexant, non ?

Le bémol

Boucle du 5e km mise à part, il s’agit de courir une pure ligne droite de plus de 30 km avec une accumulation de faux-plats et petits dénivelés. Bref, pas franchement la panacée pour les marathoniens (on va encore se faire chambrer par les traileurs). Alors que les 10 derniers km accumulent les descentes, il reste difficile d’en profiter. En effet, cette partie de la course se déroule dans Athènes où la pollution de l’air est extrêmement importante. Même en novembre, période où se déroule le marathon.

En résumé

Avant que la famille royale d’Angleterre ne s’en mêle, on ne courait que 40 km lors d’un marathon. Mais s’il y a bien un endroit qui mérité d’être mis à l’honneur sur cette épreuve, c’est Athènes. Pas de folies cependant : c’est une course où il faudra gérer du début à la fin. Ce n’est pas ici que seront réalisés les meilleurs chronos.

Boston

Boston, ou le temple de l’élitisme.

Pourquoi il me fait rêver ?

2 raisons principales :
  • Tout d’abord, il s’agit du plus vieux marathon annuel au monde. Il a fêté sa 123e édition en 2019.
  • Ensuite, il me faudrait améliorer mon meilleur temps sur marathon de près d’une demi-heure pour avoir la possibilité de m’y inscrire. Un challenge d’exception pour moi.

Évidemment, il fait partie des 6 marathons majeurs et j’aborde un peu plus bas pourquoi il va être incontournable pour moi de tout faire pour y participer.

Le (gros) bémol

Pour pouvoir prétendre participer à ce marathon, vous devez montrer patte blanche. C’est à dire présenter (et pouvoir le prouver) un chrono Finisher de référence qui entre dans les critères fixés par la course. S’ils ne sont pas insurmontables, ils sont tout de même assez costauds. Vous trouverez le détail en cliquant ici. Mais ce n’est pas fini : les inscriptions se déroulent en 4 phases qui favorisent les tous meilleurs : d’abord les postulants ayant un chrono de référence inférieur de 20 mn aux minimas demandés, puis ceux qui sont à 10 mn, puis 5. Et enfin seulement ceux qui sont pile poil dans les minimas (s’il reste de la place, bien sûr).

De fait, il est impossible de s’inscrire à ce marathon si vous n’en avez jamais terminé un. Y’a plus qu’à bien s’entraîner. Et beaucoup ! D’ailleurs, si vous cherchez un excellent plan d’entraînement, je vous conseille ceux de Running Addict. Ils sont gratuits et adaptables au rythme et disponibilités de chacun.

En résumé

Cette course restera un rêve pour une écrasante majorité de marathoniens. Mais évoluer parmi 40 000 runners dont le niveau sera très élevé est un sacré challenge à relever et une fierté en soi. L’important, c’est de participer. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’à Boston.

Bonus

Oui, un tel article sur les marathons qui me font le plus rêver serait incomplet si je ne faisais pas au moins une petite référence à ce magnifique challenge qu’est l’Abbott World Marathon Majors Challenge. Retrouvez un très bon article à ce sujet juste ici :

Obtenir la médaille ultime des 6 marathons majeurs

 

Allez, je vous dit à bientôt et n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter du blog afin d’être informé dès la publication d’un nouvel article.

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Cassius.
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