Débuter & progresser

Pourquoi courir et pourquoi je cours moi

Aimer ou ne pas aimer courir

Aimer courir ou pas, cette question peut-elle se poser ainsi ?

Dans l’océan de mes passions, il y a le football. À la base, « mon truc » c’est plutôt l’arbitrage. Mais depuis 2 saisons maintenant, je suis également éducateur au sein du club de foot de ma ville. J’ai décidé de me porter volontaire au moment de la création d’une équipe supplémentaire après la reprise hivernale. Une première équipe de jeune joueurs âgés de 9 à 10 ans la saison passée puis deux équipes ces derniers mois : des moins de 9 ans d’un côté et des moins de 13 ans de l’autre. Deux mondes différents dans le football réduit.

Je ne suis pas un expert et beaucoup de choses m’échappent. D’autant qu’avec les sections jeunes, le football est réduit. Il ne se joue donc pas à onze contre onze et il n’est pas aussi aisé de lire le jeu que sur un grand terrain. Car oui, le football ne se résume pas au fait de courir derrière un ballon.

Courir au foot

Souvent, les papas qui se collent au coaching le font avec les moyens du bord et n’ont pas toujours l’expérience, le sens tactique et la pédagogie nécessaires. En gros : on se débrouille avec ses certitudes plus qu’on ne s’appuie sur de réelles compétences. Mais pour qui sait être à l’écoute et recevoir des conseils, il est assez facile de glaner quelques astuces et techniques d’animation auprès des autres éducateurs du club.

Je correspondais parfaitement à ce profil : pas d’expérience de joueur mais capable de construire un groupe grâce à d’autres compétences et une certaine curiosité.

Je me suis donc lancé dans cette aventure sans vraiment savoir comment les choses devaient se passer. Mais avec la ferme intention de réussir. J’ai donc commencé par une formation auprès de notre ligue régionale. Durant cette semaine d’apprentissage, je vais entendre pour la première fois que le footballeur… n’aime pas courir !

 

Le footballeur n’aime pas courir. Et alors ?

C’est vrai ça. On s’en fiche. Ici, c’est un blog sur la course à pied et pas sur le football me direz-vous ! Mais moi j’ai été sacrément étonné. Étonné non seulement par cette information mais encore plus d’apprendre qu’avant 12 ans, il n’était vraiment pas recommandé de faire des séances physiques spécifiques. Mieux : avant 10 ans, c’est même proscrit ! Pourtant, en course à pied, nombreuses sont les compétitions qui proposent des parcours spécifiques aux jeunes coureurs. Et bien que les distances soient réduites, cela me semblait aller à l’encontre de ce qui se pratique dans le foot.

Alors, ces recommandations sont-elles une simple conséquence de recherche de confort ? Une sorte de solution de facilité ? Sont-elles liées au fait que le footballeur n’aime pas spécialement courir en général ou est-ce que le footballeur n’aime pas courir parce que son instinct le pousse à l’économie ?

En réalité, l’être humain est fait pour courir. Si vous en doutez, voici un excellent article sur la question. Simplement, l’être humain est plus un coureur de fond qu’un sprinter. Et au foot, on sprint quand même pas mal. Une sorte de séance de fractionnés anarchique qui peut durer jusqu’à 2 heures selon les catégories et compétitions. Tout s’explique donc. Le footballeur n’est pas fainéant. Il a juste compris que pour durer, il faut savoir doser.

Exactement comme le coureur, finalement : qui veut aller loin doit ménager sa monture !

 

Est-ce que je cours pour rien ?

Mon meilleur ami d’enfance a toujours baigné dans le foot. Il a fréquenté des années durant le centre de formation d’un club professionnel. Il a donc côtoyé des joueurs qui sont devenus professionnels ou qui ont au moins joué à d’excellents niveaux. Et de temps en temps, il va courir. Surtout durant les trêves et intersaisons. Normal : il faut bien s’entretenir.

Au gré du temps passé, il m’a régulièrement sollicité pour quelques conseils et me faisait part de ses expériences en course à pied. Non, il n’aime pas courir non plus. Ce qu’il aime, c’est chatouiller le ballon et l’envoyer autant que possible dans les filets adverses. Courir est une obligation, nous l’avons bien compris.

Durant nos échanges, je lui faisais remarquer qu’il devait quand même pas mal courir sans le ballon sur le terrain. Mais en réalité, courir après un ballon ou un adversaire n’est pas tout à fait la même chose.

Le constat de mon ami est sans appel : il ne court pas pour rien puisqu’il court après un ballon. Mais je sais que de mon côté, je ne cours pas pour rien non plus.

 

Ceux qui courent et les autres

Lorsque l’on court régulièrement, nous avons en général dans notre entourage deux grandes catégories de personnes :

  • Celles qui courent également et à qui il n’est donc pas nécessaire d’expliquer ce que l’on fait.
  • Celles qui ne courent pas et qui souvent ne comprennent pas les satisfactions qu’il est possible d’en retirer.

 

Ceux qui courent.

Nos amis qui courent ne le font pas nécessairement pour les mêmes raisons que nous. Donc pas non plus avec les mêmes objectifs.

Les raisons de courir sont nombreuses : s’entretenir, performer, perdre du poids, se vider la tête, collectionner des médailles, etc…

Il n’y a pas besoin d’avoir les mêmes objectifs que ses congénères pour comprendre leurs motivations. Mais une saine compétition à distance avec eux peut se mettre en place : ce sera donc à qui court le plus souvent, enfile le plus de kilomètres ou court le plus vite. Les applications permettent toutes de se mesurer à distance avec ses potes.

Ceux qui ne courent pas.

La course à pied est un sport facile d’accès. Il y a fort à parier que dans votre entourage, ceux qui pratiquent un sport autre que la course à pied (quel qu’il soit), vont quand même courir de temps en temps.

Parmi ceux qui ne courent jamais, on retrouvera beaucoup de gens qui ne pratiquent absolument aucun sport. Pas seulement, mais ils sont certainement majoritaires.

Comme souvent, l’absence de savoir et d’expérience (mêmes partiels) dans un domaine précis bride la compréhension des choses. Mais l’avantage avec la course à pied, c’est qu’il n’y a tout de même pas beaucoup de détracteurs. On peut donc faire ce que l’on veut ! Ceux qui ne nous comprennent pas ne nous jugent pas pour autant. Et on les en remercie.

 

Pourquoi je cours moi

Je ne cours pas aujourd’hui pour les mêmes raisons qu’avant. Mes intentions, mes objectifs ont changé. D’un défi, je suis passé à un autre. À quarante ans, j’aspire encore à beaucoup de choses. D’un autre côté, mon âge et le poids de mes excès passés (voir actuels) font que je dois souvent réviser mes ambitions. Et plus souvent à la baisse qu’à la hausse. Exemple concret : les bobos divers et une blessure récurrente aux tibias.

 

Pourquoi je courais avant

Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous le savez déjà. Ma Running Story a débuté par la volonté de perdre du poids. J’ai choisi la course à pied parce que c’est un sport relativement facile d’accès. Il n’est pas nécessaire d’y consacrer un budget important. On peut courir à peu près partout, à n’importe quelle heure et dans quasiment toutes les conditions climatiques possibles.

Je courais donc pour perdre du poids, parce que je ne voulais pas recourir au régime et que c’était assez facile de s’y mettre.

Pourquoi je cours maintenant

Même s’il y a beaucoup d’avantages à pratiquer ce sport, j’ai deux motivations principales actuellement : me dépasser sur les distances et faire vivre mon blog au travers de nouvelles expériences. En sus, j’aime assez l’idée que si j’arrive à convaincre ne serait-ce qu’une seule personne de se mettre au sport grâce à mes articles, mon travail ne sera pas tout à fait vain.

 

Pourquoi faire de la distance un objectif ?

D’abord, parce que j’ai probablement touché la ligne de mes meilleurs chronos. D’ailleurs, après 2 années de blessures et bobos divers à répétitions, le retour à un rythme d’entraînement de 3 à 4 sorties par semaine ne me permets même pas de me rapprocher de mes meilleurs temps. Même si je ne travaille pas sur ces sujets, cela reste une difficulté du moment.

Ensuite, parce que j’ai aussi besoin de travailler ma fierté personnelle. Il y a 10 ans, boucler un marathon restait relativement exceptionnel. À présent, la multiplication des courses et l’allongement des barrières horaires font qu’il n’y a que très peu d’abandons sur marathon. Franchir la ligne d’arrivée sur marathon est devenu commun. Pas banal, mais commun.

J’ai donc envie de savoir jusqu’où je peux aller pour couvrir les plus grandes distances possibles pour moi. Y compris si cela doit inclure des phases de marche. Après tout, les traileurs gèrent leurs efforts ainsi, non ?

Pour quelle raison devrais-tu courir ?

Pour des raisons qui te sont propres, bien sûr. Je ne suis pas un extrémiste de la course à pied. Simplement passionné par un sort qui m’a déjà beaucoup donné. Mais si tu cherches une bonne raison et que tu n’as pas encore trouvé de réponse, je t’invite à lire cet article sur les 12 raisons de courir dont on ne vous parle jamais.

 

Conclusion

Je cours parce que j’aime ça. C’est aussi simple que ça.

Y compris lorsque cela est difficile. La satisfaction du « devoir accompli » une fois la ligne d’arrivée franchie ou l’entraînement terminé n’a pas d’égal pour moi.

Le parcours de la course est mon stade. La ligne d’arrivée mon succès. Et la médaille, mon trophée. La course à pied est un sport où tous les finishers ont gagné. Et c’est bien là le plus beau. 

Cassius.

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :